logo
UN PETIT CHAPERON ROUGE
  • Présentation
  • Mise en scène
  • Photos
  • Presse
  • Technique
  • Téléchargements

« Un petit chaperon rouge, mis en scène par Florence Lavaud, a reçu le Molière du spectacle jeune public en 2006. Un Molière important dans la perspective d’un théâtre pour tous. »
La Terrasse.

MOLIERE DU SPECTACLE JEUNE PUBLIC 2006

Spectacle visuel tout public à partir de 8 ans.

« Un petit chaperon rouge qui dit sans mot, avec des images d’une beauté pénétrante, la force brute et la grande ambiguïté de cette histoire que chacun trimballe en soi
Le théâtre visuel de Florence Lavaud éveille autrement le sens inépuisable du mythe.
Un petit chaperon rouge lumineux s’aventure sur des chemins d’ombres cruelles, de peurs et d’énigmes.
Un ballet duel haletant s’engage avec le loup, danse captivante d’amour et de mort. »
(France Culture)

Distribution :

Adaptation et mise en scène : Florence LAVAUD
Comédiens : Xavier BERMUDEZ, Joke DEMAITRE, Laurent ARNAUD.
Scénographie : Stéphane ZANG
Création musicale et interprétation : Christian PABOEUF
Création lumières : Christophe BORIE
Chorégraphie tango final : Wally BOHR
Production :

Une production du CHANTIER THEATRE en partenariat avec le Centre Culturel de Sarlat, l’ADDC Dordogne, avec l’aide au projet du Conseil Général de la Dordogne, du Conseil Régional d’Aquitaine, de la DRAC Aquitaine et de l’ADAMI, avec le soutien de l’Office Artistique de la Région Aquitaine (OARA).


L’adaptation de Florence Lavaud connait un succès retentissant. Ce spectacle n’a jamais cessé de tourner depuis sa création en 1999. A ce jour, il a été présenté plus de 400 fois en France et à l’étranger (Brésil, Ukraine, Italie, Luxembourg…)

Des images furtives et souriantes se mélangent entre souvenirs d’enfance, vapeurs d’innocence, palpitations colorées et un «certain» passage à l’âge adulte.
Le conte a perdu de sa naïveté, des rouges insondables s’expriment, s’échappent…
Florence Lavaud

Amateurs de spectacles jeune public acidulés s’abstenir : toute la force brute du conte est là, ramassée, bouleversante, nécessaire, riche de ses multiples strates de sens (…)
Toujours est-il que ce miroir à multiples dimensions qu’est la représentation théâtrale nous plonge au cœur d’un conte, revisité avec une puissance inspirée par Florence Lavaud.
Oriane CHARPENTIER ADEN Le Monde

Le Petit Chaperon rouge, revu et corrigé par une metteur en scène d’exception, Florence Lavaud du Chantier Théâtre.
Elle sait fabriquer, avec la lumière, la musique, les acteurs et son imaginaire, des univers forts et troublants.
Elle s’est inspirée de la version de Perrault, qui lui semblait la plus sensuelle et la plus cruelle. Dans cette histoire, il n’y a pas de chasseur qui vient délivrer la petite fille et sa grand-mère du ventre du loup, mais juste deux personnages qui s’approchent, se cherchent, se séduisent et se déchirent dans l’obscurité la plus totale.
France 5

 

FRANCE CULTURE
Florence Lavaud. Encore un «petit chaperon rouge» ?
Avec les siècles, le fameux conte a sans doute perdu de sa naïveté. Revisité par Florence Lavaud et son équipe du Chantier Théâtre, il dit, sans mots, mais avec des images d’une beauté pénétrante, la force brute et la grande ambiguïté de cette histoire que chacun trimballe en soi. D’allégresse écarlate en déconvenue rouge sang, ce petit chaperon lumineux s’aventure sur des chemins pavés d’ombres cruelles, de peur et d’énigmes. Noirs les bois englués de pénombre qui hantent les tréfonds de notre imagination. Noir le mystère du loup. Il entraîne le chaperon dans un ballet-duel haletant qui se conclut sur un air de tango. On jouait, on ne joue plus…
Un parcours initiatique. Une façon de suggérer un «certain» passage à l’âge adulte.


PARIS OBS 15/02/2006
Attention, craintifs s’abstenir. Le rouge du chaperon est aussi celui du sang, le loup a la beauté terrifiante des fantasmes, et la violence des émotions éprouvées par le spectateur fait écho à la force des pulsions superbement mises en scène par Florence Lavaud.


UKRAINE – Février 2010
« Un petit chaperon rouge » qui dit, sans mots, avec des images d’une beauté pénétrante, la force brutale et la grande ambiguïté de cette histoire que chacun porte en soi.
Et si au coin du bois guettaient des sensations oubliées ? D’allégresses écarlates en déconvenues rouge sang, un petit chaperon lumineux s’aventure sur des chemins pavés d’ombres cruelles, de peur et d’énigmes. Un ballet-duel haletant s’engage avec le loup, danse captivante d’amour et de mort. Le théâtre visuel de Florence Lavaud ne cherche pas à dire plus que les mots du célèbre conte de Charles Perrault. Chacun sait bien, sans trop savoir, la portée symbolique de l’histoire, celle-là justement qui exige qu’on l’éprouve, et non qu’on l’explicite. Chacun sait bien, mais…Alors, oui : encore un petit chaperon rouge pour se risquer un peu plus en avant, sur la voie des interprétations possibles, pour enrichir encore et encore, grâce au conte, notre vision de l’humain. 
Cette création a été couronnée en 2006 par le prix Molière du spectacle jeune public. 


Червона шапочка Дитяча казка для уважних дорослих від французького театру «Chantier Théâtre». Гастролі! 
Стара - стара історія, про Червону Шапочку, яка понесла через страшний ліс своїй бабусі гостинці. Зустрівши в лісі Вовка, наївна дівчинка миттю забуває попередження матінки і вибовкує куди і навіщо йде. А вже лиходій Вовк не розгубився, швидко гуркнув бабусю, і став чекати Шапочку з комфортом у будиночку... Хто з нас в глибокому дитинстві щиро не співпереживав героям цієї історії? Хто з нас в глибокому дитинстві щиро не співпереживав героям цієї історії? І багато з нас в дитинстві робили прості висновки, що краще триматися подалі від страшного лісу й ніколи не розмовляти з незнайомцями. Здавалося б, зовсім не хитромудра дитяча історія, але якщо вдуматися – то не так вже вона і проста! Chantier Théâtre пропонує глядачеві поглянути на стару казку по-новому. Спектакль цієї французької трупи «Червона шапочка» - як шкатулка з подвійним дном. На перший погляд все просто й дитина, що прийшла на виставу, дійсно побачить казку. А ось дорослий уважний глядач побачить величезну кількість символів і асоціацій услід за стариною Фрейдом. Автор постановки й керівник Chantier Théâtre Флоранс Лаво (Florence Lavaud) зосередився на зворушливій красі і вражаючій двозначності образів, насильство і прихованій еротиці, вічній боротьбі чоловічого й жіночого. На дивовижний танець любові і смерті перетворюється протистояння Вовка і Шапочки. Спектакль французької трупи цілком інтернаціональний, історія розказана взагалі без слів. Мова пантоміми, танцю і відео інсталяції буде зрозуміла кожному глядачеві. У 2006 році спектакль «Червона Шапочка» був удостоєний престижної премії «Мольєр» в номінації «Спектаклі для юного глядача», але отримати задоволення від перегляду зможуть й дорослі глядачі. Автор: Даша Франко 


FIL RIO  - juillet 2009
« Signé par Florence Lavaud, le spectacle est une version moderne et originale de l'histoire classique "Le petit chaperon rouge" de Charles Perrault. » 

Assinado por Florence Lavaud, o espetaculo é uma versao moderna e original do clâssico conto “Chapeuzinho Vermelho’, de Charles Perrault. Mas, diferente da historia original, nâo trata da menina ingênua odiosamente enganada pelo mais vil dos animais da floresta. A Chapeuzinho Vermeiho de Lavaud tem medo do lobo, mas também é atraida por ele. Os dois personagens se misturam numa dança ora amorosa e ora macabra, numa decoraçâo vermelha e negra com toques passionais. No jogo de cores, o vermelho representa a pequena menina curiosa, o proibido e as luzes de sangue e fogo. O negro retrata o mistério, a noite e o medo, enquanto o branco explicita as flores da tentaçâo oferecidas pelo lobo — que assume o papel do « conquistador dissimulado


LE PARISIEN
C’est l’histoire du Petit Chaperon rouge que tout le monde connaît. Ou que tout le monde croyait connaître.
Jusqu’à samedi, la compagnie Chantier Théâtre bouscule l’imaginaire des spectateurs au Centre dramatique national de Montreuil, avec « Un Petit Chaperon rouge » totalement inattendu.
Une version moderne et originale signée Florence Lavaud et, bien évidemment tirée, du fameux conte de Charles Perrault, à recommander tous, mais pas avant 8-9 ans.
Parce que cette histoire-là est loin d’être celle de la petite ingénue odieusement trompée par le plus vil des animaux de la forêt, telle que nous l’ont tous un jour racontée nos grands-mères...
Si ce Chaperon rouge a peur du grand méchant loup, iI n’en n’est pas moins attiré par lui.
Les deux personnages de M. Perrault sont ici mêlés dans une danse à la fois amoureuse et macabre, dans un décor rouge et noir aux accents passionnels. Rouge : la fillette curieuse, l’interdit et les lumières de sang et de feu. Noir : le mystère, la nuit et la peur. Et blanches, les fleurs de la tentation offertes par un loup, irrésistible macho sournois, qui pour l’occasion a dissimulé ses crocs.
Avec peu de dialogues, un décor sobre et astucieux, des éclairages judicieux et une musique diablement originale, « Un Petit Chaperon rouge » joue sur les contrastes, entre séduction et dualité.
Un théâtre visuel et sonore ingénieux majestueux explosif où tout est suggéré dans les images et les émotions.
Passage des curiosités de l’enfance aux désirs ambigus de l’adolescence, cette pièce peut être vue comme un « conte d’avertissement s’adressant aux jeunes filles attirées par l’inquiétante séduction des hommes » comme le dit Pierre Lafforgue, psychanalyste pour enfants et auteur du « Petit Poucet deviendra grand ou le travail du conte ».
En tout cas, ce conte cruel fabriqué avec du merveilleux, sur fond de peur noire et de rires hystériques, ne peut laisser indifférent.
Il se pourrait même qu’à l’avenir les enfants rectifient d’eux-mêmes le conte de nos grands-mères. Les bobinettes et les chevillettes, c’était bien joli, mais... c’est bel et bien fini.
Géraldine Thomas


LE MONDE - ADEN
CE PETIT CHAPERON ROUGE QUI EST EN NOUS
Peut-être est-ce un jeu. Ou peut-être pas.
Peut-être le Petit chaperon rouge se fait-il manger par le loup. Où peut-être revient-il sous un autre aspect pour nous dire quelque chose d’énigmatique, de gai et de grave.
Quelque chose qui parle d’initiation et de passage, et qui se danse sur un air de tango.
Parce que le tango sait exprimer tour à tour la souffrance et la joie...
Toujours est-il que ce miroir à multiples dimensions qu’est la représentation théâtrale nous plonge au cœur d’un conte, revisité avec une puissance inspirée par Florence Lavaud.
Cofondatrice de la compagnie Chantier Théâtre, elle a mis en scène Un petit Chaperon Rouge (qui se joue cette semaine à Champigny sur Marne) et prépare la création d’un nouveau spectacle pour la saison prochaine, Journal d’un Monstre, d’après une nouvelle de l’auteur américain Richard Matheson - l’histoire d’un petit monstre que ses parents ont
enfermé au fond d’une cave :
« La plupart du temps les thèmes que je choisis pour mes spectacles concernent l’enfance. Je vais vers ce qui me touche. Et j’essaie de comprendre pourquoi ça me touche...
Au théâtre on apprend à se connaître soi-même en travaillant. Le Petit Chaperon rouge, chacun le trimballe en soi. Et puis ce conte, contient pour les acteurs, deux beaux personnages à chercher et à créer». Sur scène, deux comédiens endossent le rôle de ces archétypes dans un ballet-duel où les mots n’ont pas cours, ou l’éclat du vermillon défi la vivante obscurité.
« Au début de notre travail, on se demandait même si on devait voir le loup. On se disait que peut-être on pouvait essayer de le suggérer, par la voix notamment. Car ce qui rend le loup si effrayant, c’est le fait qu’on ne puisse pas le cerner. II est du côté du ténébreux, du mensonge, des ombres... De l’inconscient, aussi la couleur rouge c’est le flamboiement, l’allégresse - sauf à la fin, ou cela évoque le sang.
« Finalement, après quatre mois de recherche et de travail d’improvisation, il y a bien un loup. Il ne porte pas de masque ni d’autre accessoire, hormis de longues, élégantes et effrayantes griffes de métal. « Je trouvais ça réducteur les accessoires : un loup de conte, cela peut prendre différentes formes. Mais il fallait absolument que les enfants puissent identifier clairement le loup comme tel ; d’où les griffes.» II y a aussi une étrange forêt figurée par des colonnes anthracite, au pied desquelles fleurissent, çà et la, de gros cercles de lumière... Et une grand-mère en tissu, que le loup trucide d’un geste de toréador, en une théâtrale estocade.
Amateurs de spectacle jeune public acidulés s’abstenir ; toute la force brute du conte est là, ramassée, bouleversante, nécessaire, riche de ses multiples strates de sens.
«Quand j’ai voulu adapter Le Petit Chaperon rouge, je me suis référée au récit de Perrault. Mais la morale, à la fin, ce n’était pas possible, je préférais la façon dont s’achevait la version des frères Grimm : le chasseur arrivait, et délivrait la petite fille engloutie dans le ventre du loup. Cette fin donne à ce conte toute sa dimension initiatique. Je voulais donc que le petit Chaperon renaisse dans le spectacle, mais sans l’intervention d’un nouveau personnage comme celui du chasseur. D’ où cette idée de faire revenir les comédiens, comme à la fin d’une représentation : on jouait ; on ne joue plus. C’est une façon de suggérer aussi l’idée d’un passage à l’âge adulte. Et peut-être les enfants ne percevront-ils pas tout, mais ce n’est pas grave : ils prendront ce qu’ils ont à prendre.»
Orianne Charpentier


LA TERRASSE
Prendre les enfants au sérieux.
Un petit chaperon rouge, mis en scène par Florence Lavaud, a reçu le Molière du meilleur spectacle jeune public en 2006. Un Molière important dans la perspective d’un théâtre pour tous.
« Recevoir un Molière offre un éclairage évident. C’est une reconnaissance des pairs et ça a vraiment de l’impact sur le public. Et puis c’est important pour le jeune public car ça montre qu’on le prend au sérieux et qu’il n’y a pas de différence entre un créateur qui travaille pour lui et un créateur qui travaille pour le tout public : dans tous les cas, on a affaire à un artiste qui fait un spectacle.
Pour ma part, je fais du théâtre visuel, donc du théâtre accessible aux enfants mais ce que je fais est destiné à tous les publics. C’est important de le rappeler et de remettre un prix dans cette perspective- là car beaucoup de gens ont encore tendance à penser que le théâtre jeune public est du sous-théâtre.
Recevoir ce Molière m’a fait un immense plaisir : je l’ai pris comme un cadeau, avec beaucoup de simplicité, comme une invitation à continuer mon travail. Et puis c’est un bel objet ! Ca fait aussi plaisir aux miens et à tous ceux qui soutiennent la compagnie depuis longtemps. Nous travaillons beaucoup, nous tournons beaucoup, mais ce Molière concrétise les choses, même si je ne vends pas le fait que j’ai reçu ce prix. Nous faisons un métier qui est tellement en mouvement qu’on sait qu’on peut réussir une chose et rater la suivante. Néanmoins, ça a accru ma confiance pour continuer à explorer ce chemin d’enfance qui m’intéresse tant. »
Catherine ROBERT


LE PROGRES
Un grand «chaperon rouge»
Première pièce de la saison du Théâtre des Jeunes Années, «Un petit chaperon rouge» donne le ton, celui qui contrairement à la bobinette, ne cherra pas.
Voilà une version du « Petit chaperon rouge» qui ne laissera pas le public indifférent comme l’ont déjà indiqué les réactions des enfants lors de la première.
Cette création de Florence Lavaud est une merveille d’esthétisme, un régal synthétique de la fable qui n’en garde que la force des interprétations et du message originel. Véritable mythe, ce récit populaire met en scène des actions imaginaires dans une représentation symbolique au sens varié.
Certains, comme Pierre Saintyves y auront vu une symbolique ritualiste représentant le cycle des saisons et du soleil ; le Petit chaperon rouge étant alors une sorte de personnification du mois des fleurs et le loup qui la dévore, une forme de l’hiver. D’autres, plus freudiens y auront perçu la théorie œdipienne en confrontant à l’innocence, les dangers du monde ou encore en expliquant l’expérience de l’inhumanité physique à travers la fausse innocence du Petit chaperon qui pose des appellations humaines sur les différentes parties du corps de la bête pour la mieux explorer. Alors, symbolique ritualiste, explication psychanalyste ou encore expression du camouflage de la banalisation ?
Quoiqu’il en soit, la pièce que présente le TJA s’est imprégnée de ces interprétations pour en faire un théâtre d’images qui suggère plus qu’il ne montre. Le loup n’a de la bête que les griffes affûtées. Pas de niaiseries mais de la fraîcheur pour le chaperon (interprété par une remarquable actrice, Joke Demaitre).
Enfin, pas de forêt en carton mais quelques cylindres sombres et inquiétants. Dans cette danse macabre, la palette en rouge et noir induit la corrida. Les deux protagonistes s’enlacent peu à peu alors que les rythmes posent les limites de ce tango.
L’accompagnement au synthétiseur, avec des airs d’accordéon et de clarinette, nous transporte loin à travers les faisceaux lumineux qui dessinent l’espace, quelques prouesses techniques renforcent la magie.
Les enfants rient beaucoup, parfois pour exhorter cette peur réelle tellement attirante.
« Un petit chaperon rouge» est un savant mélange des ingrédients nécessaires pour donner à la fable toute sa force. Mais après ce spectacle vous n’entendrez plus de la même façon
la comptine « Promenons-nous dans les bois tant que le loup n’y est pas...» car elle acquiert avec Florence Lavaud une puissance lynchienne.
Benjamin VERGELY


TELERAMA
Dans cette tragi-comédie à deux personnages, la subtilité des jeux de lumière crée une ambiance magique. Le Petit Chaperon rouge fait le clown avec sa cape pour amuser la galerie. Mais la peur s’insinue peu à peu dans cette insouciance quand apparaît l’homme en noir (le loup), avec visage humain mais griffes démesurées que les projecteurs isolent sur fond noir. Un fond noir d’où semblent surgir tantôt des fleurs, tantôt une grand-mère vite mangée, tantôt des rubans rouges dansants.
Enlevé, très concentré, le spectacle fait délicieusement frissonner.
Dominique DUTHUIT


FIGAROSCOPE
Florence Lavaud a transposé le conte populaire du Petit Chaperon rouge en un théâtre visuel, étrange et sensuel.
Sur un plateau nu, sculpté par la lumière, elle crée des images d’une beauté à couper le souffle. Entre ténèbres et lueurs écarlates, le loup et l’enfant s’adonnent à un ballet fantastique dont l’enjeu est fatal. Les griffes métalliques acérées du loup, la présence morbide de la grand-mère et le drap rouge de l’accouplement sont quelques éléments scénographiques qui peuvent néanmoins heurter la sensibilité de certains enfants.
Une histoire d’émancipation féminine, belle, brutale, et inoubliable !
Corinne NEVES


FRANCE 5 - les maternelles
La première est la plus célèbre d’entre toutes : Le Petit Chaperon rouge, revu et corrigé par une metteur en scène d’exception, Florence Lavaud du Chantier Théâtre.
Elle sait fabriquer, avec la lumière, la musique, les acteurs et son imaginaire, des univers forts et troublants.
Elle s’est inspirée de la version de Perrault, qui lui semblait la plus sensuelle et la plus cruelle. Dans cette histoire, il n’y a pas de chasseur qui vient délivrer la petite fille et sa grand-mère du ventre du loup, mais juste deux personnages qui s’approchent, se cherchent, se séduisent et se déchirent dans l’obscurité la plus totale.
Le petit chaperon rouge est une petite fille très insouciante, qui passe son temps à rire, à se déguiser avec son petit tissu rouge, jouer à la poupée ou «au loup». Coquine, mutine, animale, elle est la proie idéale du loup qui surgit de l’obscurité, pour apparaître terrifiant, avec de grands ongles acérés qu’il frotte l’un contre l’autre.
Florence Lavaud crée entre ses deux personnages un jeu de cache-cache dangereux et impressionnant. Il y a peu de dialogues dans ce spectacle. C’est une suite d’images insoupçonnables qui marquent le rapprochement du loup, sa patiente traque d’une petite fille naïve et rieuse. C’est à travers la danse, le jeu des couleurs, du noir et de la lumière, de ce qu’on voit et de ce qu’on soupçonne que l’histoire du petit chaperon rouge est racontée. Sexuelle, sensuelle, pas gentillette du tout, mais inoubliable.
A voir dès l’âge de raison, 7 ans.


FRANCE INTER - «Tartines et strapontins»
Une version inattendue du Chaperon rouge...la mise en scène de Florence Lavaud propose un théâtre visuel où tout est suggéré dans les images et les émotions.
La poésie traverse ce spectacle et se mélange avec la peur et la violence. Il n’y a pratiquement pas de texte. Tout est dans la suggestion, et les images sont de toute beauté.
Dans ce spectacle, la lumière joue un rôle important, elle instruit l’histoire, construit le décor et renforce les sentiments. La musique de Christian Paboeuf joue un rôle similaire.
Ce spectacle ne laisse pas indifférent et séduit autant les grands que les petits. Il faut vraiment aller le voir, il est original et va beaucoup tourner en France.
Brigitte PATIENT - Joël SIMON


Le petit chaperon rouge et noir par le Chantier théâtre, c’est une simple petite merveille faite avec du merveilleux qui n’oublie ni l’oralité cannibalique des versions de la tradition populaire ni le conte d’avertissement de la version de Perrault s’adressant aux jeunes filles attirées par l’inquiétante séduction des hommes avec leur passion commune du tango.
Un jeu et un éclairage particulièrement intelligents, pour adultes et enfants en post Œdipe déluré.
Pierre LAFFORGUE Pédopsychiatre, psychanalyste.
Auteur de «Petit Poucet deviendra grand ou le travail du conte», Éditions Mollat.


Fiche technique sommaire, demander la fiche complète


ESPACE SCENIQUE
Ouverture : 12m • Profondeur : 10m • Hauteur sous perche : 7m
Pour des espaces inférieurs, contacter la compagnie.

LUMIERE
TOUTE SOURCE DE LUMIERE PARASITE (salle et plateau) PEUT ETRE PROBLEMATIQUE : ce spectacle utilise, pour de nombreuses scènes, la technique dite de « théâtre noir ».

• 1 Pupitre à mémoire avec transfert A/B (Avab , ADB , Strand ,etc.) • 33 gradateurs 2KW
Projecteurs : • 12 PC 1KW • 20 Découpes 1KW 614SX (Julliat) + 9 iris • 1 PC 2 KW • 10 PAR 64 CP61

SON
Prévoir une diffusion de qualité, adaptée à la salle (Meyer sound,C .Heil, Turbosound)
• 1 Console mini 8 entrées/ 2 aux/ alimentation par tranche/ correcteur 4 bandes • 4 Retours scène • 2 DI
Le musicien utilise sa propre console de mixage sur scène : prévoir 2 départs vers diffusion façade
(jack 6.35) et 2 vers les retours.
• Un lecteur CD pour le musicien • Un micro AKG 535 ou équivalent

PERSONNEL ET HORAIRES
• Montage : 2 services de 4h (hors pré-implantation lumière et pendrillons) - 1 service supplémentaire si la pré-implantation lumière n’est pas faite en amont.
• Déchargement / Montage : 1 régisseur plateau
• 1 technicien son pour l’installation et les balances
• 1 régisseur lumière et 1 électricien pour le montage.
• Exploitation : 1 technicien son
• 1 régisseur lumière (présent en régie lors des représentations)
• Démontage / Chargement : 2 personnes – 2 h à l’issue de la représentation

         
Photos        
         
Documents